État des lieux Conséquences / Corps Conséquences / Effort


État des lieux

Il y a 50 ans

Il y a 50 ans, la France était un pays rural dans lequel l'effort faisait partie du quotidien.

Le corps était formé dans l'effort : la plupart des enfants allaient à pied à l'école, la plupart des métiers avaient une importante composante physique (manutention, marche ...).

L'activité physique d'aujourd'hui

L'activité physique est de plus en plus cantonnée dans une pratique sportive épisodique.

Aujourd'hui

Aujourd'hui, la voiture est le principal mode de déplacement. Les enfants passent en moyenne 3 heures par jour devant la télévision. La mécanisation des tâches et le développement des activités intellectuelles font que l'effort physique a fortement diminué dans les activités professionnelles.

L'activité physique est souvent cantonnée dans une pratique sportive épisodique. Même celui qui va courir une demi-heure chaque dimanche matin a une activité physique très faible par rapport à celle du paysan, de l'ouvrier ou de l'écolier des années 50.

Il est clair que ceci n'est pas sans conséquences sur la formation des organismes et la relation à la douleur, donc sur la lombalgie.

Regarder la télévisionCe qui manque ...

Ce qui manque aujourd'hui n'est pas l'effort du sac de 50 kilos que le paysan montait au grenier sur son dos en 1950. Cet exercice difficile, qui sollicite beaucoup le dos, n'était d'ailleurs possible que grâce aux capacités acquises lors des efforts de la vie de tous les jours.

Ce qui manque, ce sont les 2 ou 3 heures de marche, de vélo, de bricolage, de petite manutention qui constituaient le quotidien des Français des années 50 et qui ont maintenant en grande partie disparu.

 


Conséquences / Corps

Diminution de la masse musculaire

La sédentarité amène une diminution
des muscles du maintien.

Musculature du haut du corps (tronc)

La musculature baisse... Le problème se situe moins au niveau des muscles visibles (biceps) que des nombreux muscles de maintien (ceinture abdominale ...) qui permettent la répartition des charges sur les différentes articulations. L'effort se concentre donc souvent sur un point du corps, les vertèbres lombaires par exemple...

Les structures qui renforcent et préservent les articulations (tendons, ligaments, muscles) sont aussi moins développées. Ces articulations supportent donc moins bien un effort important.

La concentration de l'effort sur des structures fragilisées amène directement à la lombalgie.

Diminution de la souplesse

La sédentarité fait perdre puissance et souplesse aux muscles des jambes.

Musculature du bas du corps (jambes)

La faiblesse de l'activité physique amène à négliger l'utilisation du bas du corps (positionnement des jambes et utilisation des muscles des jambes). La plupart des exercices physiques auxquels nous sommes confrontés sont de faible intensité et peuvent être effectués simplement par les muscles du haut du corps, même s'il faut pour cela " forcer " un peu sur sa colonne.

De ce fait, le bas du corps peu sollicité devient plutôt inapte à l'effort : articulations et muscles perdent en puissance et surtout en souplesse.

Plus grave encore, le cerveau n'a pas appris à utiliser le bas du corps. Il se contente de mobiliser le haut du corps dans la plupart des efforts.

Surpoids

Le surpoids est en fort développement dans nos sociétés. Il n'est pas la cause directe de la lombalgie, mais en aggrave souvent les symptômes.

Quelqu'un destiné à souffrir de lombalgie aura effectivement une douleur plus importante s'il a un surpoids de 10 kilos au niveau de l'abdomen.

Ces 10 kilos exercent en effet une traction sur sa colonne vertébrale, principalement au niveau des lombaires, alors que son corps n'a pas développé la masse musculaire et la puissance des articulations en rapport avec cet excès de poids.

Conséquences de la lombalgie

Sédentarité, surpoids et lombalgie s'aggravent l'un l'autre.

 


Conséquences / Effort

Expérimentation insuffisante

Un des points clé de la lombalgie consiste à utiliser sa colonne vertébrale de façon adéquate : sans solliciter trop un segment par rapport à un autre, en déchargeant au maximum les efforts de la colonne sur d'autres parties du corps (notamment les jambes).

Cette démarche n'est pas innée. Elle résulte d'un apprentissage progressif qui commence dès l'enfance.

Lors de cet apprentissage, l'homme va progressivement expérimenter des comportements et des pratiques. Selon l'efficacité de ces pratiques et la douleur ou la sensation d'aisance qu'elles lui procurent, il va sélectionner les plus efficaces et les moins douloureuses.

La sédentarité fait que l'expérimentation est insuffisamment développée.

Expérimentation pour aquérir les bonnes pratiques

L'expérimentation permet d'acquérir de bonnes pratiques.

Incapacité à l'effort
Incapacité à l'effort

Si l'on n'apprend pas à se servir de son corps,
on s'en sort à 20 ans, mais pas à 40 ans !

La faiblesse de l'activité physique fait que l'apprentissage de l'effort physique dans la vie quotidienne n'a pas lieu correctement.

Ainsi, on se retrouve confronté à 40 ans à des efforts physiques, difficiles compte-tenu du vieillissement de la colonne vertébrale, sans avoir suffisamment appris à 20 ans comment s'y prendre.

Les erreurs commises à 20 ans font mal, mais la douleur passe et l'homme apprend. Les mêmes erreurs à 40 ans entraînent une lombalgie qui passe plus difficilement, voire tourne à la lombalgie chronique.

Quel autre apprentissage ?

Ce que nos grand-parents apprenaient naturellement en allant à l'école à pied tous les matins, en jouant dehors ou en travaillant jeune, nous devons l'apprendre activement par la compréhension intellectuelle et des exercices pratiques.

La compréhension intellectuelle passe par une formalisation écrite et une lecture attentive. C'est ce que vous propose ce site.

Les exercices sont à pratiquer régulièrement, selon vos capacités physiques. Ils peuvent être prescrits par votre médecin ou réalisés sous la direction d'un kinésithérapeute ou par soi-même. Vous en trouverez des exemples dans ce site.